Généalogies célèbres - Edgard Morin

Publié le par Généalogie magazine

Né à Paris en 1921 sous le nom d’Edgar Nahoum, Edgar Morin subit pendant son enfance un fort traumatisme à cause de la mort de sa mère, et il s’enferme dans l’univers des livres et du cinéma. Il a intégré le CNRS en 1951 où il demeurera actif jusqu’à aujourd’hui. Co-directeur des revues Arguments et Communications, directeur de Recherche au CNRS nommé en 1970, co-Directeur du Centre d’Études Transdisciplinaires (Sociologie, Anthropologie, Politique) de l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (1973-1989), il a présidé l’Agence européenne pour la culture (Unesco) et préside l’Association pour la Pensée Complexe. Il est Docteur honoris causa de plus de 30 universités dans le monde, dans des domaines aussi divers que la Psychologie, les Sciences politiques, la Sociologie, l’Anthropologie, les Sciences de l’éducation. Très tôt, Edgar Morin invite à « croiser les connaissances ». Il associe et combine des connaissances dispersées dans de multiples disciplines dans son premier gros œuvre L’Homme et la mort. Il développe le concept de « pensée complexe », la complexité étant entendu comme « ce qui est tissé ensemble » (Science avec conscience, 1982). Entre 1977 et 1991, il élabore une "méthode" pour répondre aux défis de la complexité et réformer la connaissance. Son œuvre majeure, La Méthode (six volumes au total), affronte la difficulté de penser la complexité : comme réalité, comme savoir et comme défi contemporain. Participant aux grandes causes humanistes de son époque, il a notamment été en 1955 un des quatre fondateurs du Comité des intellectuels contre la guerre en Algérie. Observateur des dérèglements du monde, Edgar Morin produit une réflexion dont le fil d’Ariane cherche un chemin vers l’avenir. « Allons-nous vers des catastrophes en chaîne ? C’est ce qui paraît probable si nous ne parvenons pas à changer de voie », questionne-t-il dans La Voie, son livre écrit en 2011. Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment dans le monde méditerranéen, en Amérique latine, et jusqu'en Chine, en Corée et au Japon. Avec une quarantaine de livres traduits dans plusieurs langues et pays, Edgar Morin collabore régulièrement avec des quotidiens prestigieux comme Le Monde. Connaissance, Ignorance, Mystère (mars 2017) et Sur l’esthétique (novembre 2016) comptent entre ses dernières publications. Edgar Morin a reçu de nombreuses distinctions comme celles du Grand Officier de la Légion d'honneur de France, de Grand Officier de l'Ordre national du Mérite, de Commandeur des Arts et des Lettres mais également à l’étranger où E. Morin a reçu entre autres le prix Cataluña en Espagne, la Médaille de la compétence intellectuelle au Maroc et la décoration de la Gran Cruz de l’Ordre de Santiago de l’Epée au Portugal.

Coté vie privée, Edgar Morin épouse le 12 mai 1945, à la mairie du 18e arrondissement de Paris, Irène « Violette » Chapellaubeau. Née le 4 août 1917 à Hautefort en Dordogne, morte le 2 décembre 2003 à Paris, son père est huissier et sa mère institutrice. Tous deux se sont rencontrés en 1940 à Toulouse où ils fréquentaient le cours de philosophie de Vladimir Jankélévitch, et où Irène Chapellaubeau menait des activités dans la Résistance. De leur union naissent deux enfants : Irène Nahoum-Léothaud, née en 1947, sociologue ; Véronique Nahoum-Grappe, née en 1948, anthropologue. Le couple divorce le 10 avril 1970. Irène Chapellaubeau se remarie avec le sociologue Pierre Naville.

Le 12 septembre 1972, il épouse, à la mairie du 4e arrondissement de Paris, Marie Berthe Joan Harrell, dite Johanne, sa compagne depuis 1964, dont il divorce en 1981 en restant son ami jusqu'à son décès en 1994.

Le 24 juin 1982, il épouse, à la mairie du 13e arrondissement de Paris, Edwige Louise Agnès Edmée Lannegrace.

Devenu veuf en 2008, il épouse, en quatrièmes noces, le 6 janvier 2012, à la mairie du 6e arrondissement de Paris, la sociologue marocaine naturalisée française Sabah Abouessalam, née le 13 avril 1959 à Marrakech.

Il est décédé le 29 mai 2026 à Paris à l’âge de 104 ans.

 

Généalogie

 

N° 1 - David Salomon Nahoum, dit Edgar Morin, né le 8 juillet 1921 à Paris 9e (75), décédé le 29 mai 2026 à Paris 5e (75)

 

N° 2 - Vidal Nahoum, né en 1893 à Salonique (Grèce), décédé en 1984 à La Turbie (06)

N° 3 - Luna Beressi, née en 1897, Salonique (Grèce), décédée le 26 juin 1931 à la Gare St Lazare à Paris 8e (75)

 

Les grands-parents de David Salomon Nahoum, dit Edgar Morin

 

N° 4 - David Nahoum, né en 1851 à Salonique (Grèce), décédé le 9 août 1920 au 109 Boulevard Voltaire à Paris 11ème (75)

Marié en 1879 à Salonique (Grèce)

N° 5 - Helena (Lenka) Dona Francès, née en 1862 à Salonique (Grèce), décédée le 19 mars 1936 au  18 rue Pierre Demours à  Paris 17ème (75)

 

N° 6 - Salomon Beressi, né en 1861, décédé le 29 mars 1921 au 2 avenue Pozzo di Borgo à  Paris (75).

N° 7 - Myriam Marie Mosseri, née en 1877 à Salonique (Grèce), décédée en 1946 à  Paris (75)

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