Généalogies célèbres - Philippe Gildas

Publié le par Généalogie Magazine

Philippe Gildas
Un homme de télévision

Par Luc Antonini

 


Les Leprêtre en France

6 229 personnes portent le nom Lepretre aujourd'hui en France selon les estimations de L'Internaute. Le nom Lepretre figure au 813ème rang des noms les plus portés en France.

Origine du nom Leprêtre

Lepretre, Leprêtre : nom surtout rencontré dans le Nord-Pas-de-Calais. Un sobriquet que l'on peut interpréter de multiples façons : le fils du prêtre, celui qui est au service d'un prêtre, celui qui a des allures de prêtre. Variantes : Leprettre, Leprestre, Leprette, Leprete.


Biographie
Le plus ancien ancêtre de Philippe Gildas est François Le Prestre père de Pierre Leprêtre, (Leprestre) marié à Vitré à Étiennette Isop. Vitré est une ville florissante du Duché de Bretagne. Elle a continué son extension dans la ville close et dans ses faubourgs. Son apogée se situe au XVIème siècle lorsque les confréries des Marchands d’Outre-Mer vendirent leurs toiles de chanvre et leurs canevas dans toute l’Europe. Durant les guerres de religion à la fin du XVIe siècle, la ville protestante fut assiégée durant 5 mois par les troupes de la Ligue sous le commandement de Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne. Les réunions des États de Bretagne eurent lieu à Vitré en 1655, 1671, 1697 et 1705 lorsque Rennes était ravagé par la peste ou insurgé.

C’est au cours du XVIIe siècle que les barons désertent la cité pour préférer la cour de Versailles. La ville perd sa notoriété et devient un peu endormie dans ses remparts au centre d’une campagne active. Elle coupe les liens avec la campagne environnante qui lui fournit le chanvre et le lin. Cela engendre le début du déclin de Vitré aussi bien au niveau économique qu'urbanistique. Faubourg du Rachapt et château de Vitré au fond. Cette situation s’accentue surtout au XVIIIe siècle. Cette situation dure tout le XVIIIe siècle et jusqu’à l’arrivée du chemin de fer au milieu du XIXe siècle.

Pierre Leprêtre, né à Vitré, épouse à Livré-sur-Changeon (35) le 2 février 1758 Catherine Chauvel, fille de François Chauvet et de Perrine Giquel. Livré-sur-Changeon village d’où sont issus les ancêtres de Philippe Gildas, abrite aussi deux monuments historiques, le Menhir de la Roche-Piquée et la chapelle Saint-Mauront ou Saint-Modéran (XVe au XVIIème siècle) mais aussi de nombreuses maisons pittoresques et manoirs. Pierre Leprêtre est père de Michel qui suit et Pierre.

Michel Leprêtre, maréchal-ferrant, est né à Val d’Izé le 2 mars 1761, il épouse le 18 juin 1797 Perrine Neveu, née le 17 février 1773, fille de Jean Neveu et de Marguerite Paturel. D’où :
Pierre Michel Leprêtre, né à Taillis (35) le 21 juin 1807, marié à Saint-Jean-sur-Vilaine (35) le 25 janvier 1836 à Virginie Georgeonnet, née à Saint-Jean-sur-Vilaine le 4 août 1812, fille de Pierre-Jacques André Georgeonnet et de Perrine Andrée Pial, dont :
Léonor Leprêtre, né à Monteuil-sous-Pérouse le 24 novembre 1838, marié le 7 mai 1864 à Rosalie Benoit dont :
Arsène Léprêtre, né à Saint M’Hervé le 30 décembre 1870, marié à Bourgon le 13 mai 1900 à Marie Roger ; leur fils :
Marcel Léprêtre, clerc de notaire, né à Saint M’Hervé le 21 novembre 1904, décédé à Bourges le 10 février 1990, marié à Simone Jamet dont Philippe, plus connu sous le nom de Philippe Gildas, est l’aîné d’une famille de sept garçons. Il passe une enfance heureuse au bord de la mer d’Auray près du Golfe du Morbihan. Enfant, il est très proche de la nature, il s’amuse à grimper aux arbres, à chercher les œufs de corbeau ou de pie et à chasser les vipères.

En 1955, il quitte sa région natale pour rejoindre la capitale où il suit des études supérieures de journalisme au Centre de Formation de Journalisme.
Une fois diplômé, en 1960, Philippe Gildas commence une carrière de journaliste dans la presse écrite en s’illustrant dans l’équipe rédactionnelle du journal Combat. Le caractère très engagé de ses textes fait que Philippe Leprêtre décide de changer son nom de plume pour prendre celui de Gildas pour éviter toute confusion.

Il va ensuite être appelé à passer vingt-quatre mois en Algérie pour effectuer son service militaire. De retour en France en 1962, Philippe Gildas est engagé comme rédacteur des informations pour Radio Luxembourg rebaptisée RTL en 1966.
Dès le 1er janvier 1963, il passe derrière le micro pour présenter les informations. Très vite, l’animateur réussit à gravir les échelons au sein de la radio, et devient directeur de l’information.
En 1969, Philippe Gildas fait ses premiers pas en télévision sur les plateaux de l’ORTF. Au bout de trois ans, il est promu rédacteur en chef sur cette même chaîne.
Depuis, les téléspectateurs ont eu le plaisir de voir Gildas effectuer un parcours remarquable et varié dans des émissions comme La Tête et les jambes, La Chasse au trésor sur Antenne 2, etc.
En 1985, Philippe Gildas rejoint l’équipe de Canal Plus, un an après le lancement de la chaîne. Il crée alors le fameux Top 50 présenté à l’époque par Marc Tosca.
Deux ans plus tard, il est proposé par Alain de Greef pour présenter Nulle part ailleurs, la nouvelle émission phare de la chaîne câblée.
L’émission marquera les mémoires de toute une génération et participera à la révélation de nombreux jeunes talents.
Gildas en devient l’animateur principal et s’entoure d’une équipe déjantée, dont fait partie l’agitateur Antoine de Caunes et la troupe d’humoristes Les Nuls constituée par Alain Chabat, Bruno Carette, Dominique Farrugia et Chantal Lauby.
Philippe Gildas est le fondateur de la boite de production Ellipses qui est une filiale de Canal Plus et produit les rééditions des aventures de Tintin en dessin animé.
En 1997, il décide de quitter Nulle Part Ailleurs malgré le succès énorme de l’émission.
Outre ses responsabilités d’animateur, Philippe Gildas a aussi fait des pas dans le septième art. On l’a notamment vu dans un petit rôle dans le film Tanguy d’Etienne Chatiliez.
Il a participé également au doublage de certains films d’animation comme Le Trésor Viking.
Mais c’est à ses premières amours que ce mordu du petit écran revient toujours.
Il prend l’animation de Chacun son monde sur la chaîne Voyage, de Vous prendrez bien un peu de recul depuis 2004 et Vive la télé sur Paris Première un an plus tard.
Le 10 décembre 2007, Philippe Gildas lance sa chaîne de télévision Vivolta, consacrée à un public âgé de plus de 50 ans.
Sur Vivolda, Philippe Gildas anime Gildas & Co en compagnie de Jérôme Bonaldi, Laure Michel, Annette Burgdorf et Vincent Ferniot. Gildas est un homme très cultivé, modeste, comme on aimerait en rencontrer plus souvent.

 

Patronyme étudiées: Leprêtre, Neveu, Georgeonet, Pial, Benoit, Gallois, Ernault, Roger, Fouet, Perrier, Pommard, Derommaigné, Loury, Jamet, Le Verger, Beurel, Diore, Thomas, Lorec, Samzuc, Bedex, Le Matelot, Illiaquer, Le Floch, Leblanc

 

Généalogie magazine n° 340-341

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