Nos ancêtres les pharaons par Violaine Vanoyeke

Publié le par Généalogie magazine

L’histoire de l’Egypte antique connue s’étend des années 3200 environ avant J.C. à l’époque romaine étant entendu que l’Egypte était encore très active quand elle était une province romaine. Les dates restent approximatives pour ces périodes. La dernière reine célèbre est Cléopâtre VII qui appartenait à la dynastie des Lagides. Le premier pharaon de cette dynastie, Ptolémée, était un ancien général d’Alexandre  le Grand qui réclama, au décès du Macédonien, la direction de l’Egypte, très affaiblie, que personne ne voulait. Sous le deuxième Ptolémée, Alexandrie devint l’une des plus puissantes villes du monde connue avec son phare, sa bibliothèque, ses équipements sportifs…

Il n’existait pas de découpages en dynasties pour les Egyptiens anciens. Ce découpage a été fait ultérieurement et d’une façon arbitraire en 31 dynasties par l’historien Manéthon (IIIème siècle avant J.C.) en suivant l’ordre chronologique des règnes successifs.

 

Si les pharaons avaient des fils de la Grande Epouse royale, l’aîné était le prince héritier. Il était entrainé, dès le plus jeune âge, comme ses frères s’il en avait, à régner. Il devait se montrer en bonne santé, fort et adroit et se préparait aux combats en allant à la chasse. Il allait parfois rendre visite aux tributaires et alliés des Egyptiens. L’idéal était que ce prince héritier eût pour parents le roi et sa sœur. A défaut, un roi pouvait épouser une personne de sa famille.

Quand le pharaon n’avait pas de fils ou qu’il les avait perdus en bas âge comme ce fut le cas de Thoutmosis 1er, sa fille aînée pouvait régner ou assurer une régence. Hatchepsout, adolescente,  devint ainsi régente de Thoutmosis III, son neveu, après le décès de son père et de ses frères. Mais lorsqu’elle dut laisser le trône à Thoutmosis III, sept ans plus tard, elle préféra régner avec lui si bien que, pour la première fois dans l’histoire de l’Egypte antique, deux pharaons se retrouvèrent au pouvoir.

Le pharaon devait régner en bonne intelligence avec les soldats et les clergés, notamment le clergé d’Amon, dieu de Thèbes, où se trouvait, sous la XVIIIème dynastie,  le palais royal après l’avoir été à Memphis dont le dieu primordial était Ptah. Sous Aménophis III, ce clergé d’Amon était devenu si puissant qu’il est possible que le roi et son fils Aménophis IV – Akhenaton se soient tournés vers Aton, dieu solaire,  pour atténuer le pouvoir des prêtres d’Amon.

Quand il n’avait pas de fils- ce qui arriva fréquemment sous la XVIIIème dynastie- et qu’il souhaitait voir un homme à la tête de l’Egypte, le roi pouvait choisir une personne brillante sans lien avec la famille royale. Ce futur roi pouvait être soldat et s’être illustré dans des campagnes militaires. Thoutmosis 1er n’avait peut-être pas de sang royal. Hatchepsout n’ayant pas de fils, son neveu Thoutmosis III lui succéda. Ramsès 1er , sans doute un soldat,  succéda à Horemheb qui n’avait pas de fils avec son épouse Moutenedjmet (sœur probable de Néfertiti).

 

Voir l'arbre généalogique

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article