Généalogies célèbres - Renaud

Publié le par Généalogie magazine

Renaud
Auteur-compositeur-interprète et poète français

Luc Antonini

 

 

 

 

 

 

 

Il s'est lui-même surnommé « le chanteur énervant » en raison de ses multiples engagements pour des causes comme les droits de l'homme, l'écologisme ou l'antimilitarisme qui transparaissent fréquemment dans ses chansons et qui ont suscité de nombreuses réactions tout au long de sa carrière. Si elles ont souvent été contestées, il est devenu au fil des années l'un des Français les plus populaires

Les Séchan en France

162 personnes portent le nom de Séchan aujourd'hui en France selon les estimations de L'Internaute.

Biographie :

En plein cœur de la Gascogne le petit village de Cazaux-d’Anglès (32) dit le petit Castelnau Gascon a bien sûr son château. Ce village Gascon possède surtout un très beau lavoir. C’est dans ce village que vivaient les ancêtres paternels du chanteur Renaud. Le plus ancien retrouvé à ce jour est Jean-Pierre Séchan, charron, c’est à dire un artisan, il travaille beaucoup pour les cultivateurs, en fabriquant des charrettes. Il épouse Rose Meilhon, ménagère. Leur fils Jean est né à Cazaux-d’Anglès (32) le 23 juillet 1808.
Jean épouse à Cazaux-d’Anglès le 27 janvier 1840 Marianne Maupu, née en 1818 elle meurt au Hameau d’Ardent dans la commune de Cazaux-d’Anglès le 18 mars 1856, fille d ‘André Mopu (Maupu), forgeron, et de Marie Lagarrocy.
De cette union est né Joseph à Cazaux d’Anglès le 17 mars 1844.


Joseph Séchan fils des précédents est lors de son mariage le 19 juillet 1881 avec Marie Louise Bonnecaze, lieutenant au 29e régiment d’infanterie en garnison basé à Autun. Joseph Séchan, devient plus tard, capitaine au 92e régiment d’Infanterie. Joseph meurt à Auch en 1888, chez son beau-père, rue Saint François. Le ménage Séchan à au moins deux fils Paul et Louis.

Marie Louis Paul Séchan, le cadet des précédents, est promu chevalier de la Légion d’honneur. Paul fait une carrière comme médecin militaire. Il voit le jour à Auch (32) le 4 octobre 1886, et meurt le 18 février 1962. Paul avait épousé le 17 juillet 1919 Marguerite Faurie.

Louis Séchan (1882-1868) fils aîné de Joseph est fait comme sont frère chevalier de la Légion d’honneur. Louis s'installe à Montpellier, avant la Première Guerre mondiale, où il enseigne le grec ancien au lycée avant de rejoindre l'université. Ses travaux sur l'Antiquité lui assurent une réputation grandissante dans le milieu universitaire et le conduisent à quitter Montpellier en 1932 pour Paris. Il intègre la Sorbonne et devient un helléniste réputé. Il publie de nombreux ouvrages qui font référence encore aujourd'hui.
Sur son attitude d’opposition à Vichy et à l’occupant pendant l’occupation, et en particulier sur son vote d’opposition à l’application du statut des juifs lors d’un vote préliminaire à l’Assemblée de Faculté de la Sorbonne de décembre 1940, on dispose du témoignage d’un collègue, Georges Mathieu, publié seulement récemment.

Louis Séchan épouse à Le Pouzin en Ardèche le 29 mars 1910 Isabelle Bost, née à Le Pouzin (07) le 26 novembre 1885, fille d’Élisée Henri Bost et d’Émilie Siefert. Émilie est issue d'une famille protestante établie à Lyon. Son père Henri était un homme d’affaires venu jeune à Lyon, originaire de la Hesse tandis que sa mère était fille et petite-fille de soyeux lyonnais, de lointaine origine alémanique (canton de Thurgovie en Suisse). Emilie Siefert est la soeur de Louisa Siefert, née à Lyon le 1er avril 1845, morte à Pau (64) le 21 octobre 1877, poétesse.
En 1863, Louisa fait la connaissance de Charles Asselineau, ami de Baudelaire, et entre grâce à lui en relation avec des écrivains tels que Victor Hugo, Edgar Quinet, Émile Deschamps, Théodore de Banville, Leconte de Lisle, Sainte-Beuve, Michelet et avec le peintre Paul Chenavard.
Isabelle Bost était la petite-fille d'Ami Bost qui est né le 10 juin 1790 à Genève, mort le 24 décembre 1874 à La Force (Dordogne), pasteur protestant. Isabelle Bost est aussi la nièce de John Bost (fils d’Ami), né à Moutier (CH) le 4 mars 1817, mort à Paris le 1er novembre 1881, pasteur comme son père. Il apprend le piano et devient l'élève de Franz Liszt. En 1840, John Bost, renonce à sa carrière artistique et souhaite devenir, comme son père, pasteur. Il devient pasteur du village de La Force (Dordogne) en 1844. Deux ans après il inaugure le nouveau temple. Il décide alors de construire un asile pour les enfants indésirables : les handicapés, les orphelins, les pauvres.

Généalogie Magazine n° 345-346

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